Agression, Non classé, Verbal

Isabelle : “Il vient m’agripper à la gorge, en exigeant que je dise pardon”

Je rentre de boite, je suis avec une amie sur le chemin du retour. Nous marchons dans la rue, assez rapidement pour être vite chez nous. Je ne fais pas très attention, mais une voiture s’arrête au carrefour, un peu au loin. Ils nous interpellent, font des allusions sexuelles… Sans réfléchir, parce que j’ai trop l’habitude d’entendre ce genre de propos et trop marre, je leur crie “Ta gueule” et je continue sur quelques mètres.

En fait, pendant ce temps-là, l’un des garçons de la voiture descend, et vient m’agripper à la gorge, en exigeant que je dise pardon. Au début je ne veux pas, je crie, je demande “pourquoi je devrais dire pardon?!” mais mon amie, à côté, essaie de calmer les choses et me demande de laisser couler, de dire pardon… Alors je dis pardon.

Pardon de marcher simplement dans la rue, en jean, et avec un gros manteau en plus, sans rien demander à personne…

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Verbal

aude : “Il explique que des connasses/salopes pareilles il faut les enculer à sec, sans vaseline”

Dans le métro, un homme parle fort au téléphone en expliquant que des connasses/salopes pareilles il faut les enculer à sec, sans vaseline, jusqu’à ce qu’elles saignent parce qu’elles ne méritent que ça…

Je croise le regard d’une femme, je lui dis assez fort “c’est affligeant”. Elle acquiesce en me disant “mais ça fait rire les jeunes”. Effectivement, 2 garçons d’environ 17 ans ricanent.

Je veux intervenir, mais le type est toujours au téléphone et descend de la rame. Mais j’aurais du dire un truc aux jeunes comme par exemple “ça vous fait rire? Il parle peut-être de votre mère ou de votre sœur qu’il a croisé au supermarché… Pensez-y!”

Tant pis, j’ai trouvé la réplique trop tard. Mais la prochaine fois je ferrai mieux.

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Agression

!ilou : “L’un d’entre eux a pris ma tête dans ses mains et m’a embrassée de force”

Le jour de l’An sous la Tour Eiffel avec une amie finnoise (on pensait qu’il y allait y avoir un feu d’artifice, une foule de monde attendait sur le Champs de Mars, on a même eu l’occasion de partager une coupe de “champagne” avec un groupe de jeunes russes super sympa il y avait une bonne osmose entre les touristes) après la déception après minuit sans un coup de feux d’artifice on décide de partir et donc on traverse la Tour Eiffel et on se retrouve sous celle-ci.

Et là une bande de mecs se jette sur nous et nous souhaite la bonne année en nous embrassant sur les joues. Jusque là on va dire ça va ! mais l’un d’entre eux a pris ma tête dans ses mains et m’a embrassée de force. Pourtant, j’essayais de reculer de toutes mes forces et ma bouche, mes lèvres étaient serrées. J’étais tétanisée, je me suis sentie faible, dépourvue, la scène m’était absurde tellement que je n’ai pas eu le réflexe de lui donner mon genou entre ses parties. Je me suis sentie faible, par la suite j’ai pris conscience que ma force ne ferait pas le poids si un jour il m’arrivait encore une mésaventure pareille (wui wui parce qu’avant je pensais être une super woman remplie de force que je pouvais mordre le premier qui me touchait), il faut être préparée.

Ce jour là je me suis sentie violée et d’autant plus quand mon amie (une soi-disant bonne amie) n’a pas compris, elle m’a dit que j’ai exagéré que ces garçons ils étaient sous l’effet de la fête qui l’ont embrassé aussi mais sur les joues qu’il n’a pas fait exprès, bla bla bla bla, NON ! Il m’a forcée, au début il n’avait pas eu ce qu’il voulait, il a retenté une fois j’avais le dos tourné, par surprise, non je n’ai pas rêvé, inventé…

Si ça m’arrivait maintenant je sais que je peux porter plainte pour un acte pareil et ça me rend plus forte.

Plus jamais je ne mettrais les pieds sous la Dame de Fer un jour pareil, Paris et ses désillusions.

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Pelotage, Verbal

A. : “Nous sommes enfin chez nous et je suis vraiment en colère, mais mon copain ne dit rien, comme si c’était normal”

Avant toute chose, j’aimerais remercier mes amis; ceux qui m’entourent au quotidien, ceux qui me soutiennent quoi qu’il m’arrive et plus particulièrement celui qui m’a envoyé un lien vers ce site et conseillé de raconter ce que j’ai vécu.

Tout est arrivé il y a un mois, peut-être deux. C’était un vendredi soir et il faisait assez chaud, je sortais d’un restaurant avec mon petit ami et nous étions en train de rentrer à notre domicile main dans la main lorsqu’un SDF nous a accosté par surprise. Je n’ai plus vraiment de souvenirs de lui, si ce n’est qu’il ne nous a réclamé de l’argent à aucun moment et qu’il dégageait une très forte odeur de shit.

Mon compagnon accélère progressivement l’allure mais je ne l’imite pas, car je refuse de montrer ma peur. Je porte une robe, elle n’est pas vraiment courte, juste au dessus des genoux, mais ça semble lui suffire pour me peloter les fesses. Outrée, je lui lance un “et puis quoi encore” en le poussant de mon épaule, sans bouger mes fesses pour ne pas qu’il empiète sur mon espace vital. Le voilà qui se met à rire et à nous tourner autour en répétant inlassablement “vous êtes jeunes, faut faire des bébés, faut en profiter”. Encore une fois, je perds mon calme et lui décroche un “ouais ouais, pas avec toi en tout cas” et le voilà qui s’éloigne, m’insultant de tous les noms.

J’ai à peine le temps de reprendre mon souffle qu’une voiture passe et klaxonne à ma vue. A l’intérieur, un homme me siffle et me crie “pétasse” en souriant. Je lui sors un “descend et viens me le dire en face, [...]” et il s’offusque en accélérant.

Nous sommes enfin chez nous et je suis vraiment en colère, mais mon copain ne dit rien. Il a beau ne faire aucune remarque sur ma robe, il n’en fait pas non plus sur le clochard ou le conducteur, comme si c’était normal. Je m’endors énervée, en pensant à un de ses amis avec qui j’ai déjà pris seule le métro et qui m’avait protégée d’un junkie envahissant sans me reprocher d’avoir eu peur ni la profondeur de mon décolleté ce soir-là.

Il a fallu ressortir le lendemain, direction une librairie-papeterie. Hier n’est plus qu’un mauvais souvenir lorsque je cherche un jeu vidéo à acheter, jusqu’au moment où une jeune mère de famille en important surpoids accompagnée de deux gamins braillards me pousse violemment sur le côté pour voir les étalages de jeux, sans s’excuser et sans me regarder. Me sentant insultée, je me remets à ma place originelle, sans oublier de me racler la gorge pour lui faire comprendre mon mécontentement.

Et là, c’est le drame. Elle me sort que je suis belle, fine, que je n’ai aucun problème dans la vie (alors qu’elle ne me connaît ni d’Adam ni d’Eve) et que du coup, je n’ai pas à faire ma “salope” (je cite) et qu’elle a bien le droit de passer devant moi vu que je suis plus favorisée qu’elle par la vie, vu qu’elle est célibataire alors que j’ai quelqu’un. L’un de ses enfants me pointe du doigt et me crie “salope, salope” au visage, et sa mère de lui répondre “oui, c’est une salope”. Je suis sortie directement du magasin après l’avoir traitée de [...], mon amoureux me demandant pourquoi j’étais autant sur les nerfs.

Je sais que le respect va dans les deux sens, et j’essaie chaque jour de m’améliorer, mais je suis humaine, je perds aussi contrôle de temps en temps. Surtout lorsque l’on m’en veut d’être belle, en couple et de faire du 34.

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Verbal

Julia – “Tu veux combien?”

Je marchais pour rentrer chez moi, et comme mes cheveux se tiraient la malle j’ai décidé de les rattacher. Un homme, qui attendait je ne sais quoi à 10 mètres de là, m’interpelle d’un “pschiit”, je le regarde et il me dit : “Tu veux combien?”

Je continue ma route en prévenant sans me retourner …

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Verbal

Cécile : “Même sans intervenir, montrer qu’on est là suffit pour couper court”

Je ne sais pas s’il s’agissait vraiment de harcèlement ou de drague mais au moins elle n’était pas seule.
J’attendais une amie pour prendre un café en ville. Elle est en retard, je cherche donc un banc pour m’assoir.

J’hésite et j’avise une femme qui “discute” avec un homme, mais elle a l’air repliée sur elle même et l’individu s’approche petit à petit. Je suis donc allée me mettre sur ce même banc à côté d’elle. A ce moment-là, sa voix a gagné en assurance et curieusement le mec est parti dans les 30 secondes. Même si la discussion était cordiale, je pense que ma présence a suffit à dissuader l’homme d’insister et à la rassurer.

Même sans intervenir, montrer qu’on est là (j’allais lui demander du feu si je la sentais mal mais ça a été inutile) suffit pour couper court.

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Verbal

Ano : “Il était en colère que j’aie souligné son comportement de gros con”

J’ai toujours été choqué par les agressions que peut subir une femme, je les ai vécues moi aussi même si je suis un homme. Depuis peu je fais attention, je regarde partout et j’en vois beaucoup.

Cette fois-là, j’étais dans le bus et je rentrais avec mes collocs. J’ai vu un homme adresser la parole à une femme dans le bus. Elle était en position de faiblesse : ils étaient deux, elle seule et malvoyante. Ils rigolent, sont saouls, l’appellent par un prénom qui n’est pas le sien en prenant une chanson comme pretexte ou je ne sais quoi…

Je n’ai pas réussi à dire quoi que ce soit, à faire quoi que ce soit. Je l’avais vu, c’est tout. Ça me révoltait.

Ils sont descendus au même arrêt que moi. Et c’est là ou le mec le plus relou à commencé à être encore plus insistant “Aller, viens. Viens avec nous. Pourquoi tu veux pas venir?” J’étais énervé, c’est là que j’ai réussi à lui adresser la parole. Lui dire que non elle viendrait pas.

Il l’est devenu aussi (énervé). Il allait “m’enlever mes lunettes”, il fallait que je me respecte et que je n’avais rien à lui dire par ce que j’étais un intellectuel (l’air d’un sdf mais des lunettes larges donc…).
C’est tout ce qu’il avait à me reprocher, mes lunettes. Il était en colère que j’aie souligné son comportement de gros con.

J’étais content d’avoir mes collocs à mes côtés, mais dégouté d’avoir seulement pu lui dire qu’il avait fait peur à sa victime à cause de la peur qu’il instillait alors que j’avais envie de lui vomir tout un tas d’insultes et de vérités autour de son comportement.

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Pelotage

Stop : “Je lui aurais balancé mon sac dans les couilles, histoire que lui aussi ne dispose pas de son corps”

Je ne me suis jamais laissée harceler. Je réponds tout le temps, je m’arrête pour prendre des photos des gens et quand ils sont en terrasse de café, je rentre pour prévenir le gérant.

Seulement hier, je marchais avec deux amies. Une d’entre elle téléphonait et l’autre me parlait. Un homme, la quarantaine, est passé à côté de moi et m’a attrapé le cul. J’ai pas eu le temps de voir qui c’était, j’ai pas eu le temps de le rattraper. J’suis restée trop con au milieu de République à me demander si j’avais rêvé ou pas.

C’est la première fois que ça me prend autant la tête. Pourtant, j’en ai vu des connards qui se croient tout permis, j’en ai désamorcées des situations sans jamais avoir peur. Sauf que là, j’ai rien pu faire. J’ai eu affaire au pervers lâche qui part en courant. Et je sais pas pourquoi, hier soir, ça m’a plus fait chier que d’habitude.

En rentrant, ma pote m’a dit: “Tu veux te mettre au milieu pour être tranquille, entre nous deux?” Ouais, mais que ce soit elles qui se fassent peloter ou moi, ça change rien.

Si j’avais eu le temps de voir qui c’était dans la foule. J’aurais attrapé sa main pour lui demander en face ce qu’il comptait faire. Je l’aurais frappé dans le genou, pour le faire tomber. Je lui aurais balancé mon sac dans les couilles, histoire que lui aussi ne dispose pas de son corps et ne soit qu’un paquet de quarantenaire qu’on peut utiliser comme un punching ball.

Sauf que le temps que je tourne la tête, il était perdu dans la foule.

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