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Merci pour votre site qui me fournit les conseils dont j’avais besoin. J’ai été suivie aujourd’hui de la sortie du métro Simplon à la rue du Poteau par un jeune homme assez grand, brun et ne parlant pas français. Il était appuyé contre un mur à proximité d’une laverie, avec un autre jeune homme, lorsque je suis passée devant eux. Sans que je m’en rende compte ils m’ont suivie. Je l’ai réalisé lorsque j’ai entendu des rires étouffés et “hello, how are you” derrière moi. Ne comprenant pas pourquoi ils me parlaient anglais, me sentant mal à l’aise et agacée par leur comportement, je me suis arrêtée et je les ai fusillés du regard. Ils m’ont dépassée en continuant à dire “how are you?”
J’ai changé de trottoir et après quelques minutes compris que l’un des deux me suivait toujours. Il y avait un vide grenier dans la rue du Poteau et il me suivait toujours. Il m’a suivie encore tandis que je descendais la rue. Je sentais l’angoisse monter et je me demandais comment faire pour que cela cesse avant que je me retrouve à proximité de mon immeuble.
Finalement comme il me suivait toujours et me parlait toujours en anglais j’ai dit sèchement : “mais enfin pourquoi me parlez-vous en anglais ?” Je parle très bien anglais mais ma bonne idée fut de ne pas le montrer. Il a dit “do you speak Englisk?” J’ai dit “Non. Non je ne parle pas anglais” Il a dit “Shit! You don’t speak English? I want to make friendship.” J’ai redit “Non.” Je suis partie et suis entrée dans un magasin de chaussures où j’ai passé un bon quart d’heure. Quand je suis ressortie il n’était plus là.
A mon retour, consciente que j’étais désarmée pour faire face à ce type de situations et que je je n’aurais pas su quoi faire s’il avait insisté davantage, j’ai fait des recherches sur Internet avec des phrases telles que “je suis suivie dans la rue que faire ?” Et je suis tombée sur votre site. Bravo pour ce mouvement Hollaback. Une femme n’a pas à être la proie de la concupiscence masculine. Je retiens le conseil qui consiste à dire fermement et brièvement au harceleur d’arrêter et je viens de repérer le commissariat de Police le plus proche pour me diriger vers lui, plutôt que vers mon domicile, si je suis à nouveau suivie.
Encore merci et bravo.
Aujourd’hui, 8 nouveaux sites viennent grossir les rangs de Hollaback dans le monde. Derrière eux, sont aux commandes des activistes qui ont la farouche volonté de porter un même message dans leurs communautés : nos rues appartiennent à tout le monde et nous ne les laisseront pas devenir un lieu où le sexisme, l’homophobie et les discriminations seraient la norme.
La résistence se mondialise : envoyez vos encouragements à Berkeley en Californie, Brighton, Gwynedd et Portsmouth au Royaume-Uni, Bruxelles en Belgique, Dresden en Allemagne, Halifax au Canada, et à l’Afrique du Sud !
Notre mouvement est désormais présent dans 52 villes, 17 pays et parle 9 langues.
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J’étais dans le métro, revenant d’une journée de cours. J’avais le nez plongé dans mon livre et dans ces cas-là, j’ai tendance à ne pas voir ce qui se passe autour de moi.
Finalement, j’ai fini par remarquer un mouvement dans mon champ de vision et j’ai tourné la tête : mon voisin, sur le siège d’à côté, avait ouvert sa braguette et il se masturbait.
Mon regret ? Je n’ai réussi qu’à me lever en quatrième vitesse pour m’éloigner ; sur le moment, je n’ai rien trouvé à dire pour marquer le coup.
Un jour de printemps, à mon arrêt de bus, en milieu de matinée. Il fait chaud l’après-midi, donc j’ai mis une jupe s’arrêtant un peu au-dessus du genou et un collant noir bien opaque. Je vois arriver un groupe de jeune quelque peu “nonchalant” si l’on peut dire. Ils s’arrêtent pas loin de moi, parlent et je devine peu à peu qu’ils papotent sur ma personne, notamment en entendant le mot “pute” répété plusieurs fois et en sentant leurs regards sur moi.
Il faut savoir que j’ai été très complexée sur mon physique durant ma pré-adolescence à cause des critiques violentes d’une personne me haïssant pendant plusieurs années. Même si aujourd’hui je m’accepte de mieux en mieux, je ne supporte pas d’entendre de potentielles critiques sur mon physique, ça me met toujours les larmes aux yeux.
Je décide de ne pas seulement entendre cette conversation et me mets dos à eux, regardant si le bus arrive. Tout de suite, sifflements, rire, “Ouais, c’est ça, tourne-toi que je mate ton cul !” Je rougis, me planque sous l’arrêt de bus et l’attend. Il arrive quelques minutes après, pas d’autre réflexions si instructives des jeunes gens pendant cette courte attente. D’ailleurs, ils montent dans le même bus, juste après moi.
Je fonce au fond du bus, m’appuie contre le fond du véhicule, pensant que je ne vais plus avoir d’emmerdes de ce genre du voyage. Que nenni ! Les jeunes gens arrivent là où je suis, un d’entre eux commence à me faire la conversation : quel âge t’as, tu t’appelles comment, c’est quoi ton lycée, t’es en quelle classe… Lorsqu’il apprend que je suis en seconde, il fait comme s’il s’étonnait et s’exclame un truc comme “Ah nan mais moi j’parle pas à des petits tu vois, je suis en terminale tu vois…” (d’ailleurs il ne devait pas être beaucoup plus vieux que moi, soit dit en passant).
Un de ses potes, un mec grand et pas mal imposant lui dit de me foutre la paix, lui demande ce que je lui ai fait. Le gars répond que je ne lui ai rien fait, qu’il essaye simplement de faire connaissance, le topo habituel. Un blanc s’installe, le gars se calme pendant quelques minutes puis il dit : “Vas-y, j’vais la regarder jusqu’à la fin du trajet”. Il me regarde, je soutiens son regard, ses potes rigolent, le mec dis “Hé t’as des beaux yeux mademoiselle”, ses potes renchérissent des conneries, le mec me file son numéro sur on morceau de papier et me dit de l’appeler ce soir, me fait un clin d’œil, passe sa langue sur ses lèvres d’un air vicieux et sort du véhicule.
J’ai jeté le papier dès que j’ai pu.
Quand je l’ai raconté à mes ami(e)s, elles m’ont dit que c’était pas grave, ont ri. Ce genre de choses ne me fait pas rire du tout, pour certaines personnes ça peut ne paraître pas grave, mais si on ajoute ça à tous les coups de klaxons, les sifflements, les bruits de succion que j’ai déjà subi en 15 années de vie, on se rend compte qu’être une fille n’est pas toujours facile.
L’histoire est celle de la fille de 16 ans de ma femme de ménage, qui est aussi une amie. Elle se fait suivre depuis la semaine dernière par quelqu’un qui semble ne se montrer que lorsqu’elle est seule ou quasiment seule. Dans le bus, le RER, à son travail.
Je pense qu’il faut porter plainte contre X, prendre une photo du suiveur etc… Mais je n’en sais pas plus.
Les parents de la jeune fille semblent désemparés, alors j’essaye de leur trouver un peu d’aide, de soutien. Déjà, les stratégies de ce site vont nous aider, je vais les imprimer et les confier à la mère, qu’elle les transmette à sa fille.
N’hésitez pas à me fournir des informations, des conseils…
D’avance merci
Je promenais mon chien dans un parc et un mec de 20/25 ans qui jouait au basket m’interpelle en usant du fameux “Madmoiselle, Madmoiselle”… J’aurais dû me méfier ^^ !
Je pensais qu’il avait besoin de quelque chose aussi je me suis retournée. Il me pose alors une question surprenante : “Mon copain me dit qu’il a du foutre dans l’oreille, vous savez ce que c’est que du foutre ?” Je le regarde, hallucinée par tant de bêtise, et je lui réponds que sa question le définit parfaitement lui et son ami car elle est COMPLETEMENT CONNE !
Je m’en vais furieuse mais… Je me fais la promesse de repasser devant le terrain au retour. C’est un espace public : j’ai autant le droit que ces 2 crêtins dégénérés d’y être présente. Son harcèlement ne me fait pas peur et il ne ruinera pas ma soirée !
J’avoue cependant que je suis toujours étonnée devant la bêtise de ces mecs. Je pensais qu’à mon âge, je ne me ferai plus emmerder et bah… apparemment il n’y a jamais prescription !!
J’entre dans un G20 et passe dans les rayons avec mon panier. Ce type me suit, sans panier, et parfois me précède quand je change de travée. Quand un autre client arrive dans la même travée, mon suiveur se met à apprendre par coeur l’étiquette d’un produit face à lui.
Au moment où je m’apprête à passer à la caisse, il arrive en face de moi et me heurte. Je râle et attire l’attention de la caissière. Le suiveur, qui n’avait toujours aucun produit dans les mains, se met à s’intéresser à ceux qui sont en tête de gondole et tourne le dos.
= un harceleur-suiveur.
Je l’attendrai à l’extérieur du magasin pour le prendre en photo.
Billet publié le 28/10/2011 sur le blog Genre! “Likez” leur page Facebook, twittez @A_C_Husson, ou écrivez à cafaitgenre (at) gmail.com. Si vous souhaitez publier un de vos billets sur Hollaback France écrivez-nous !
Il y a quelques jours, je marchais dans la rue en souriant intérieurement, car j’avais sous le bras le Causette du mois de novembre au dos duquel on peut voir cette image:
Il s’agit de l’affiche de promotion pour la 3ème Biennale de l’égalité femmes & hommes, qui se déroulera à Saint-Malo les 9 et 10 décembre. Je la trouve très réussie.
Je marchais donc avec mon magazine sous le bras, quand un homme m’a dépassée en disant de manière bien intelligible: “Oh qu’t’es pas belle”. Je me suis évidemment retournée, mais le type marchait vite, et je mon “connard” n’a sûrement pas atteint ses oreilles (de connard). S’il s’était retourné pour me narguer, il s’en serait pris plein la figure (en tout cas j’aime le penser), mais non, je n’avais plus qu’à continuer à marcher, furieuse, évidemment, et impuissante.
C’est cette impuissance qui me révolte. Parce que je suis une femme, je suis donc soumise à ce genre de discours, n’importe quand, de la part de n’importe qui, et sur n’importe quel ton: un coup on me dit que je suis bien jolie, et je suis censée en être flattée, remercier même (sinon, attention, je suis une salope); et puis un coup je suis moche, et le jugement m’arrive en pleine face, tout aussi gratuit que son contraire, et, bien sûr, plus révoltant.
Si tu es un homme, lecteur, imagine deux secondes qu’une femme te glisse dans la rue: “Oh que t’es pas beau, toi”, ou, mettons, “Vous êtes très joli, Monsieur” (ou beau, d’accord). La situation serait complètement incongrue. Serait-elle drôle? Pas sûr, à part dans cette vidéo, qui joue à renverser les rôles.
Si cette vidéo est drôle, c’est parce qu’on a bien conscience que cette situation ne se présenterait jamais dans la réalité. Pourquoi? Qu’est-ce qui fait que certains hommes se sentent autorisés à avoir ce comportement vis-à-vis des femmes? Car un tel comportement signifie qu’ils se sentent autorisés, non seulement à traiter les femmes comme des objets, mais à exprimer ouvertement ce qu’ils pensent d’elles, leur faisant ainsi bien comprendre quelle doit être leur place et ce qu’elles représentent dans le paysage social: des corps, et non des individus.
Ce n’est qu’une fois calmée que je me suis aperçue de l’ironie qu’il y avait dans la confrontation de l’affiche au dos de Causette et du comportement de cet homme. Il me semble que le pouvoir lié au masculin repose, justement, sur la liberté dans le maniement de la parole, que certains utilisent de cette façon. Mais cette liberté se manifeste dans la vie de tous les jours: les femmes ont dû se battre pour avoir une voix publique, et non plus seulement privée, et ce combat n’est toujours pas gagné. L’injonction de modestie et de discrétion dont je parlais dans un article précédent est directement liée à cette impuissance contre laquelle nous avons à nous battre. Ce qui choque dans l’attitude des femmes sur la vidéo, c’est qu’elles dépassent les limites que la société assigne à la féminité.
Je ne sais pas si c’est fait exprès, mais la couverture et le dos du magazine se complètent très bien!
AC Husson.